Thursday, August 24, 2006

Les nourritures terrestres

Autrefois, on admirait les ermites qui ne se nourrissaient que de plantes sauvages, de racines et de fruits de la forêt. Les hagiographes présentent la frugalité des saints comme un phénomène quasiment miraculeux.
De nos jours, le véritable miracle est d'avoir su persuader les consommateurs de manger autant de produits dénaturés par l'industrie agro-alimentaire.

Les anachorètes qui vivaient dans le désert de Haute-Egypte se nourrissaient exclusivement de plantes sauvages.

Il est possible de faire son marché dans un désert.

Les céréales du Sahara:
  • l'afezou, relativement abondante, sa farine permet de préparer d'épaisses bouillies ou des galettes cuites dans le sable;
  • le toulloutl, connu depuis des millénaires pour ses grains savoureux;
  • la taouit, utilisée par les Touareg pour des bouillies, galettes et couscous;
Les légumes sahariens :
  • l'alouât ou jirjir;
  • le tamarrhé, deux choux sauvages très appréciés;
  • le talenkhatait, dont les feuilles sont bouillies, essorées puis roulées en boulettes;
  • l'aramas ou arroche en feuilles crues ou bouillies;

Les salades :

  • l'asser;
  • l'alora ou pourpier;
  • le tanesmint ou oseille sauvage;
  • le tattait.

Les fruits :

  • l'abaka ou le jujube du Sahara;
  • l'agar tendre et sucré
  • le tadant;
  • l'amalaga;
  • le taromt, dont les graînes sont pilées en farine.

Les racines charnues se consomment bouillies ou rôties, séchées, elles se conservent plusieurs années ( l'ahliou, la tamzellit, l'efetekchi, l'aoukal).

Dans les contrées tempérées, environ DEUX MILLE plantes sauvages sont comestibles. L'humble ortie, si abondande, est plus riche en protéines que le soja. Une plante aussi commune que la consoude présente un grand intérêt en raison de sa teneur en vitamine B12, qui contrairement à une idée fort répandue, n'est pas propre aux produits animaux.