Sunday, October 14, 2007

Mondialisation

Apeurés devant l’éventualité de nous retrouver SDF, nous disons : " merci patron". Mais quand nous serons jetés à la rue, nous dirons encore : " merci patron". Le patronat exige que ses victimes ne le méprisent plus.

Les Etasuniens célèbrent les patrons chaque année, le 16 octobre, c’est le Boss day. En France, cette célébration existe depuis 2003. L’ETHIC (Entreprise de Taille Humaine Indépendante et de Croissance), organisme créé par des amis du président Sarkozy, dit " l’Américain ", se charge de nous apprendre à honorer nos exploiteurs chaque année, le troisième jeudi d’octobre. L’équivalent français du boss day se nomme la fête des entreprises. Le patronat français sera glorifié, encensé, adoré le jeudi 18 octobre 2007, jour de la fête des entreprises.

Misérables captifs du capitalisme, nous adoptons servilement les opinions de nos geôliers, c’est le syndrome de Stockholm.
Pouvons-nous être plus résignés et soumis ?
NON !
Pouvons-nous espérer un peu de compassion de la part de nos maîtres ?
NON !

Nos maîtres suivent impitoyablement les théories de l’Autrichien Friedrich von Hayek, le pape de l’ultra-libéralisme. " Sa théorie de "l’État minimal ", écrit Denis Boneau, est devenue la religion du Parti républicain états-unien en opposition aussi bien au " New Deal " des démocrates qu’au marxisme des soviétiques. Son école, financée par les fondations des grandes multinationales, s’est structurée autour de la Société du Mont-Pèlerin, et a obtenu sept fois le prix Nobel d’économie.
Elle a inspiré les gouvernements de Pinochet, Reagan et Thatcher. "
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Des bouddhistes, gens de beaucoup de foi, ont-ils fait du Che Guevara un grand bodhisattva ? Pour sauver des innocents, un bodhisattva n’hésite pas à éliminer des criminels. Selon les révolutionnaires, les capitalistes sont tous des criminels.

Malgré sa fureur révolutionnaire, le Che représente le rebelle lumineux de la jeunesse lucide.

Jadis, en Espagne, durant trois années, le peuple retrouva sa liberté et sa dignité. C’était le temps des " fous ".
Les libertaires des hauts cantons.

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