Thursday, September 16, 2010

Origine des usages alimentaires des plantes sauvages



Par François Couplan

Il y a plusieurs millions d’années que l’homme consomme les herbes sauvages. Bien plus récemment – mais il y a quand même six mille ans -, on en trouve trace dans la Bible (Genèse I, 29) : « Et Dieu dit (à l’homme et à la femme) : voici que je vous donne toute herbe portant semence sur la face de toute la Terre et tout arbre qui a en lui fruit d’arbre portant semence ; cela vous servira de nourriture ».

Le dédain actuel de l’homme civilisé pour les plantes n’est qu’une attitude toute récente – qui correspond d’ailleurs à son éloignement général de la Nature. Pourtant il y a cinquante ans environ, les paysans grecs mangeaient encore comme leurs ancêtres du temps de Périclès : ils cultivaient des céréales, l’olivier et d’autres arbres fruitiers, mais ils n’avaient pas de potagers et ne consommaient comme légumes que les plantes sauvages qui les entouraient.

Les meilleurs végétaux sauvages comestibles sont certainement nos « mauvaises herbes ». celles-ci vivent depuis des millénaires avec l’agriculteur et envahisent le terrain dès qu’il le retourne. C’est pourquoi on les rencontre autour des habitations, des champs, au bord des chemins, dans les terrains vagues, etc. Elles ont d’ailleurs colonisé les divers continents à la suite des invasions européennes.

Nombre de ces plantes robustes, à la vitalité étonnante et douées de moyens de dispersion très efficaces, ont été cultivées dans nos potagers, surtout au 16ème et 17ème siècles, pour leurs qualités alimentaires ou leurs vertus médicinales. Depuis, on les a oubliées au profit de plantes exotiques de culture beaucoup plus délicate, ou parfois importées, souvent inférieures quant à leurs propriétés bénéfiques pour l’organisme humain, mais dont l’aura de nouveauté a éclipsé jusqu’à nos jours nos anciennes compagnes. Ces « mauvaises herbes » sont simplement des plantes dont nous ne connaissons pas, ou plus, les qualités.

Les habitudes acquises à la ville et les monocultures ont favorisé ce processus. Mais il ne tient qu’à nous de le changer et de retrouver les myriades de goûts et les effets favorables à la santé que les plantes sauvages proposaient déjà à nos ancêtres.

Extrait du livre « Le régal végétal ».


Devenez un sauvage postmoderne

Sunday, June 06, 2010

Nouveau Féodalisme Mondial


Après avoir spolié les peuples autochtones de leurs terres, les promoteurs au service du milliardaire indien Ajit Gulabchand construisent Lavasa City, une nouvelle ville réservée aux riches.

Une soldatesque privée y assure l’ordre sous la direction du manager américain de « Lavasa Corporation » qui fait office de bourgmestre d’opérette. Les forces de « Lavasa Corp » n’ignorent pas que la guérilla naxalite s’étend maintenant aux zones industrielles de Delhi, de Mumbai, de Raipur, de Pune. Des nantis, désireux de fuir les mégalopoles indiennes, notamment Pune située à quelques kilomètres de Lavasa, investissent dans la cité du seigneur Ajit Gulabchand.


Lavasa City est le modèle de la ville protégée pour nantis. Quant aux pauvres, leur sort indiffère les riches comme le démontre cette histoire rapportée par Martin Hirsch, l'ancien « haut-Commissaire » de Nicolas Sarkozy.

Ca se passe dans le train : un aller-retour Paris St Etienne, que Martin Hirsch, avant son entrée au gouvernement, effectue avec un « grand industriel » français (il ne donne pas le nom).

Martin Hirsch, pendant le trajet lui explique qu'il est en train de monter son Agence des nouvelles solidarités actives, et qu'il est a recherche d'argent. Notamment privé : les donations d'entreprises ou de riches particuliers sont les bienvenues, lui dit-il. Le grand patron l'écoute. Lui dit tout son intérêt pour son initiative, mais ne propose à aucun moment, de faire un don. Alors qu'un récent classement affirme qu'il gagne, quelque chose comme 7 millions d'euros, par an !

Dans le train du retour, Martin Hirsch repart à la charge, en se demandant à haute voix pourquoi les riches en France donnent si peu aux Associations caritatives. Réponse sidérante du grand patron du CAC40 :

« Cher ami, c'est parce les biens que les riches convoitent coûtent cher, et augmentent encore plus vite que leur salaire: les ventes à Drouot (lui dit-il), les montres de collection, l'immobilier. Les biens qui intéressent les gens fortunés connaissent, vous savez, une forte inflation! »

Martin Hirsch s'étouffe. Par la suite, toutes ses sollicitations, auprès de ce grand patron (notamment après l'instauration du bouclier fiscal), pour financer de "grandes causes" resteront lettre-morte. Pour l'ancien patron d'Emmaüs, cette anecdote confirme 2 choses: d'abord, il existe bien une spécificité française: les riches Français donnent moins que les pauvres Français ! Et les statistiques confirment ce qu'il a pu constaté, lui, sur le terrain: il arrive, dans les Associations, toujours plus de petits chèques de petites gens que de gros chèques de gros donateurs ! L'autre conclusion que tire Martin Hirsch de cet aller-retour Paris-St Etienne, c'est que la question des grosses rémunérations, en France, n'est pas qu'anecdotique. Ce n'est pas qu'une série de scandales isolés ; l'addition de cas particuliers. La répartition de la richesse, en France, est un problème, écrit-il: ces 20 dernières années, 10% des Français les plus riches se sont accaparés les 3 quarts des richesses produites: il faut remédier à ça. Pour définitivement marquer les esprits, Hirsch rappelle que le milliard d'euros que BNP-Paribas verse, cette année, à ses traders, c'est quasiment le coût de son RSA !


Illustration : Lavasa City

Monday, March 15, 2010

La nature languedocienne est défigurée par un temple tibétain en béton

Alors qu’il existe une importante communauté musulmane à Lodève (34), il n’y a pas un seul minaret dans les Hauts cantons de l’Hérault. En revanche, à quelques kilomètres de Lodève, l'imposant temple bétonné des bouddhistes de Roqueredonde défigure le paysage. La construction a été ordonnée par le lama Sogyal, un riche hiérarque tibétain (dix millions d’euros auraient été engloutis dans l’entreprise).
Les élites sont favorables au développement du lamaïsme en Occident. Mais que sait-on des sciences occultes des lamas ?

Sait-on qu’à Roqueredonde, de nombreux rituels tibétains s’adressent aux dharmapalas, ce sont des démons qui ont pour mission de détruire les ennemis du lamaïsme ? Or, les principaux ennemis de la doctrine des lamas sont formellement désignés. Il s’agit des adeptes de la religion de Mahomet, c’est ce qu’affirme le lama Garje Khamtrul Jamyang Döndrup dans ses commentaires du Tantra de Kalachakra :

Selon d’autres sources : « Le « Tantra de Kalachakra » nomme explicitement les leaders des trois religions monothéistes (le judaïsme, le christianisme et l’islam) comme étant les adversaires du bouddhisme : « Adam, Hénoch, Abraham, Moïse, Jésus, celui en habits blancs, Mohamed et Mathani (le Mahdi) ». Le tantra du Kalachakra les décrit comme « la famille des serpents démoniaques » (Shri-Kalachakra I.154). »

La dangerosité du lamaïsme est, dans un premier temps, de nature occulte. Cet ésotérisme oriental est le fer de lance de la contre-initiation depuis le règne du 5ème dalaï-lama au XVIIe siècle (J.Van Rickenborg, fondateur de la Rose-Croix d'or, dénonce la magie noire des lamaïstes dans son livre « Lumière sur le Tibet »). Plus tard, selon les prophéties du Kalachakra, les guerriers de Shamballa se livreront à une guerre d’extermination de tous ceux qui n’adhèrent pas au lamaïsme.

En réalité, l’islamophobie du texte sacré du bouddhisme tibétain, le «Tantra de Kalachakra », sert les intérêts des amis des lamas, c’est-à-dire les agents de la CIA et plusieurs autres services spéciaux de l’empire anglo-américain. Grâce à une véritable propagande de guerre, les populations parviennent à croire que l’invasion des pays musulmans est une nécessité pour apporter la démocratie aux arabes et lutter contre le terrorisme des islamistes, la barbarie aveugle des fous d’Allah. Cette barbarie est dénoncée par les initiés tibétains et le « Tantra de Kalachakra » enseigné par le 14ème dalaï-lama, lauréat du prix Nobel de la paix et victime des méchants communistes chinois. Avons-nous besoin d’un Hercule Poirot pour comprendre que les crimes des terroristes islamistes profitent plus à l’empire qu’à l’Islam ? Grâce au terrorisme et aux mensonges des politiciens, l’empire et ses alliés occupent depuis 9 ans l’Afghanistan, l’Irak depuis 7 ans et préparent une agression contre l’Iran.

Il est important de rappeler que le christianisme a plus d’affinités avec l’islam qu’avec le lamaïsme. « En effet, écrit le professeur Shâhûl Hamîd, l’Islam considère tous les prophètes mentionnés dans la Bible comme prophètes de l’Islam, bien que le saint Coran ne mentionne que les noms de vingt cinq d’entre eux seulement. » Ainsi, Abraham, Noé, Moïse, David, Salomon et Jésus sont bien des prophètes de l’Islam. Les lamas disent que ces prophètes appartiennent à la "famille des serpents démoniaques".


Photo, le dalaï-lama dans l’Hérault (en arrière plan, Sogyal, Matthieu Ricard, Georges Frêche) : Quand le dalaï-lama rend visite à son compère le gourou Sogyal, Georges Frêche est présent. Ce baron du PS et haut responsable politique ignore-t-il l’extermination des musulmans annoncée par le lama Garje Khamtrul Jamyang Döndrup, un collaborateur de Rigpa ? Rigpa est le nom de la secte que dirige le lama Sogyal, l’autocrate de Roqueredonde dans l’Hérault.

Sunday, January 31, 2010

Kalachakra, initiation ou contre-initiation de masse ?















Le texte sacré (tantra) du bouddhisme tibétain appelé « Tantra du Kalachakra » ainsi que le mythe de Shambhala faisant partie de celui-ci sont à l’origine d’une importante initiation ouverte à tous. « Kalachakra » (sanskrit) signifie la « roue du temps » et est aussi le nom du dieu du temps tibétain le plus puissant. Le « Tantra du Kalachakra est considéré comme étant le plus récent des textes révélés (10ème siècle) et est considéré par les lamas comme étant l’apogée de tous les systèmes bouddhistes.

Le rituel de l’initiation de Kalachakra dit :

« Mon enfant, approche-toi,
Je t’enseignerai, dans leur totalité,
Les rites et les pratiques du Grand véhicule.
Tu es le vaisseau de la Grande voie. »

Le candidat à l’initiation doit entrer comme un enfant dans le mandala de Kalachakra. Mais sait-il que l’initiation le rend réceptif à un égrégore (énergie psychique collective) qui le transformera en « guerrier de Shambhala » afin de combattre, en tant que fantassin ou officier, dans de terribles batailles et écraser « les ennemis de la doctrine » ( Kalachakra I. 128-142) ?

Depuis plus de trente ans, des centaines de milliers de personnes ont reçu L'initiation de Kalachakra en croyant participer à la promotion de la paix et de la tolérance entre tous les hommes. Elles ne soupçonnent pas qu’elles sont en quelque sorte enrôlées dans une terrible guerre contre les musulmans. En effet, « Le Tantra du Kalachakra jure une guerre totale entre le monde islamique et le monde non-islamique lors de laquelle les disciples de Mohamed seront présentés comme les ennemis principaux des bouddhistes. Dans le texte original, la Mecque est décrite comme la résidence de « l’idole puissant et impitoyable des barbares », « l’incarnation du démon » (Shri Kalachakra I. 154). Ainsi d’après l’adversaire principal du prochain roi du Shambhala, Rudra Chakrin “tourneur courroucé de la roue”, nous apprenons qu’ils sont également nommés mleccha ce qui signifie “barbares” mais également “habitants de la Mecque”. Un autre commentaire du Kalachakra appelle Rudra Chakrin le “meurtrier des Mlecchas ». (Trimondi)

Les Mlecchas-musulmans sont désignés comme les ennemis des sages bouddhistes de Shambhala et aussi des prétendues nations civilisées qui prétextent la guerre contre le terrorisme islamique pour imposer leur domination mondiale.

La promotion grand public du kalachakra participe-t-elle à l’hégémonisme anglo-saxon ? Les services que le Dalaï-lama rend à l’empire anglo-américain sont indiscutables et ont été reconnus le 17 octobre 2007 quand le « prince de l’église » tibétaine a reçu la médaille d’or du Congrès des mains de l’immonde George Bush.

« Normalement, l’initiation de Kalachakra n’est pas donnée en public ». (La « Lettre de la canine de mangouste »)

« Selon certaines sources, les initiations de kalachakra étaient principalement données autrefois par ceux qui détenaient le rôle de Panchèn Lama, et cela en raison d’un lien particulier, le Panchèn Lama étant une manifestation du dieu-roi de Shambhala. Peu à peu, le quatorzième Dalaï-lama s’est octroyé ce rôle, jusqu’à ce que finalement aujourd’hui, aucun autre lama n’ait la possibilité de donner l’initiation de Kalachakra en public. Pour le Dalaï-lama, accorder l’initiation de Kalachakra est la meilleure méthode pour faire de l’argent, pour contrôler les gens par le biais de la dévotion spirituelle et pour propager sa réputation. De cette manière, il peut utiliser la foi religieuse des gens pour accomplir ses objectifs politiques. »

Le livre « Une Grande Imposture », édité par la Western Shugden Society, s’inspire de sources bouddhistes tibétaines pour dénoncer la dérive de l’institution des Dalaï-lamas depuis le 17ème siècle.