Sunday, September 14, 2014

Délit d'obsolescence programmée

Le sénateur Jean-Vincent Placé, d'Europe Ecologie Les Verts, est le principal instigateur d'un projet de loi visant à faire inscrire l'obsolescence programmée comme un délit.

« L’obsolescence programmée peut être définie comme suit : « c’est le concept selon lequel la durée de vie des produits serait prédéterminée et fixée à l’avance et délibérément par les fabricants afin d’inciter le consommateur à les remplacer plus rapidement ».
Bien que les définitions de l’obsolescence programmée ne soient pas toutes les mêmes - certaines évoquent franchement un raccourcissement de la durée de vie des produits, d’autres ne prononcent pas les adverbes « délibérément » ou « volontairement » - toutes affirment que l’objectif premier de l’obsolescence programmée est d’inciter le consommateur à acheter de nouveaux produits pour remplacer les anciens.

Pour atteindre l’objectif premier qui est d’inciter l’acheteur à consommer, il faut planifier, programmer la durée de vie du produit, il faut fixer la fin de vie, la mort du bien après une certaine période déterminée. Les détracteurs de l’obsolescence programmée avancent qu’il est impossible pour les ingénieurs, aussi talentueux soient-ils, de fixer la durée de vie d’un produit. Ils sont incapables de calculer la période après laquelle le bien « doit » tomber en panne. En effet, les conditions d’utilisation et d’autres variables entrent en compte, ce qui rend impossible une telle estimation et a fortiori une telle programmation.

Pourtant, nombre sont ceux qui, luttant contre l’obsolescence programmée, affirment que cela est possible en changeant les matériaux des appareils.

A l’instar de la société de réparation « La Bonne Combine » situé à Lauzanne et qui a reçu le prix de l’éthique pour son combat contre « le tout jetable ». En effet, le but de cette société de réparation est de contourner les astuces qu’utilisent des fabricants d’appareils (le plus souvent électriques ou électroniques comme des appareils électroménagers) pour les condamner à une mort certaine après une période déterminée. Evidemment, les fabricants ou du moins leurs ingénieurs ne peuvent pas donner une date précise quant à la survenance d’une panne fatale mais il s’agit d’un choix stratégique que de mettre des produits plus fragiles : par exemple des cordons d’alimentation plus fin pour les aspirateurs. Le fabricant est ainsi pratiquement sûr de vendre un nouvel aspirateur plus tôt que prévu.

L’ingénieur Jean Michel Raibaut a travaillé pour de grandes marques d’appareils électroménagers. Il affirme que les machines à laver (par exemple) sont programmées pour tomber en panne avant 10 années d’utilisation. Il s’agira d’une panne fatale, obligeant le consommateur à en racheter une neuve. En effet, les machines à laver sont prévues, sont programmées pour durer 2000 à 2500 cycles de lavage. A raison de cinq lavages par semaine, l’appareil tombera en panne au bout de 8 à 9 ans. Il faut savoir que 8 machines à laver sur 10 sont dotées de cuves en plastique qui remplacent celles en inox. Il suffit d’une seule pièce de monnaie pour qu’elles se cassent (à cause de la vitesse de rotation au moment de l’essorage) ou même d’une trop haute température de l’eau pour que la cuve se déforme. Ce genre d’accidents n’existait pas avec les cuves en inox. Cela signifie que les fabricants, en changeant certaines pièces maîtresses de leurs biens, font en sorte d’amener l’appareil vers une mort certaine après une durée d’utilisation prédéterminée.

Les propos allégués par Jean Michel Raibaut sont confirmés par Kayvan Mirza, ingénieur concepteur de télévision. Ce dernier affirme également que la durée de vie des télévisions est fixée à 10 années d’utilisation. Les téléviseurs sont prédestinés à fonctionner 20 000 heures ce qui fait une moyenne de 9 années d’utilisation donc de vie car dès qu’un composant tombe en panne c’est le téléviseur entier qui cesse de fonctionner afin de maintenir un taux de renouvellement assez régulier. Selon Kayvan Mirza : « il faut que le produit soit suffisamment fiable mais pas trop ». Suffisamment fiable pour que les consommateurs ne se tournent pas vers la concurrence mais pas trop pour qu’ils achètent régulièrement un nouveau produit sur un marché qui est déjà en saturation depuis plusieurs années. Il faut admettre que cela est curieux et même étonnant de voir que les achats d’équipement électriques ou électroniques ont été multipliés par six depuis le début des années 1990. Comme pour étayer les propos de Jean-Michel Raibaut et Kayvan Mirza, le rapport des Amis de la Terre et du CNIID avance que la durée de vie des anciens téléviseurs équipés des tubes cathodiques était entre 10 et 15 ans en moyenne alors que l’écran plat avoisine les 5 ans. Ce constat aggrave même les estimations des deux ingénieurs (cités ci-dessus) qui étaient de donner une durée de vie inférieure à 10 ans mais qui en resterait proche. […]

Un des arguments avancés pour lutter contre l’obsolescence programmée est le gaspillage de masse que ce type de pratique engendre tandis que, malgré les efforts des fabricants pour maintenir un certain niveau de consommation, les consommateurs prennent conscience petit-à-petit de l’enjeu que représentent les ressources naturelles face à l’obsolescence programmée notamment en raison des problèmes sanitaires qu’elle engendre .

L’obsolescence programmée à l’origine du gaspillage de masse entraînant l’épuisement des ressources naturelles.

Un lien, que beaucoup jugent indirect, peut être fait entre l’obsolescence programmée et les problèmes écologiques et environnementaux.

En effet, parmi les produits les plus renouvelés se trouvent les appareils électriques ou électroniques : un Français achète environ six fois plus d’équipements électriques ou électroniques qu’au début des années 1990. Et ces derniers nécessitent énormément de terres rares (c’est-à-dire des minerais et métaux difficiles à extraire) qui sont présents dans la plupart des produits électriques ou électroniques en raison de leur propriété magnétique permettant la miniaturisation. Ce genre de métaux fait partie des composants des téléphones portables, qui est à l’heure actuelle l’appareil le plus fabriqué et qui est également le plus touché par l’obsolescence programmée : les téléphones portables sont changés tous les 20 mois environ par la population et même tous les 10 mois dans la tranche d’âge des 12-17 ans. Il est sidérant de remarquer que les téléphones portables peuvent contenir jusqu’à 12 métaux différents à hauteur de 25% du poids total des appareils.

L’OCDE (Organisation et coopération de développement économiques) en partant des niveaux connus en 1999 a affirmé qu’en maintenant un taux de croissance annuel de 2%, les réserves de cuivre, plomb, nickel, argent, étain et zinc ne dépasseraient pas 30 années et celles d’aluminium et de fer se situeraient entre 60 et 80 ans en moyenne. L’obsolescence programmée a un impact direct sur l’environnement car, pour produire toujours plus d’appareils électriques et électroniques, pour répondre à une demande créée artificiellement par la réduction volontaire de la durée de vie, il faut pratiquer l’excavation de grandes quantités de terre engendrant le défrichage des sols, l’élimination de la végétation et la destruction des terres fertiles.

Le mode de consommation, qui ressemble plus à une surconsommation, affaiblit les ressources de la Terre. Le fait de jeter des produits qui, pourtant, fonctionnent encore ou même le fait de mettre en œuvre l’obsolescence programmée sont des causes de cette surconsommation. Le problème auquel il faut faire face est celui de notre économie qui, à la recherche perpétuelle d’un taux de croissance positif, repose sur le « consommer plus ». Et pour consommer plus, il faut réduire la durée de vie des produits afin d’inciter le consommateur à remplacer le produit prématurément mort.

Malheureusement, une telle politique a des conséquences non négligeables sur le « capital naturel » qui peut être défini ainsi : « Le capital naturel fait référence aux ressources telles que minéraux, plantes, animaux, air, pétrole de la biosphère terrestre, vus comme un moyen de production d'oxygène, de filtration de l'eau, de prévention de l'érosion, ou comme fournisseur d'autres services naturels. Le capital naturel constitue une approche d'estimation de la valeur d'un écosystème, une alternative à la vue plus traditionnelle selon laquelle la vie non-humaine constitue une ressource naturelle passive ». Cette estimation de la valeur d’un écosystème est utilisée par WWF (World Wide Fund for Nature) pour son rapport Planète Vivante paru en avril 2012. Il s’agit d’un rapport alarmant, repris plusieurs fois par la presse notamment sur Internet.

Le rapport met l’accent sur le lien existant entre le mode de consommation actuel et le tarissement des ressources naturelles. Ezzedine Mestiri en 2003 écrivait déjà : « La planète est définitivement peuplée de consommateurs : Elle produit aujourd’hui en moins de deux semaines l’équivalent de la production matérielle de toute l’année 1900. La production économique double environ tous les 25 ans ». Et c’est ce que confirme la WWF dans son rapport d’avril 2012. Aujourd’hui, il faut une année et demie à la planète pour régénérer l’intégralité des ressources renouvelables que les êtres humains consomment en une seule année. Plus grave encore, si le mode de consommation de la population, qui s’apparente plus à de la surconsommation, ne change pas de façon significative, il faudra l’équivalent de deux planètes pour répondre à nos besoins annuels à l’horizon de 2030.

Pourtant, ce n’est pas comme si nous n’avions pas été prévenus il y a déjà plus de quatre décennies. Alors que les Trente Glorieuses battaient leur plein et que la croissance dans les pays les plus développés atteignait des chiffres impressionnants, le Club de Rome s’interrogeait sur les conséquences d’une telle croissance sur les ressources naturelles non renouvelables de la Terre.

Le Club de Rome était un groupe de réflexion crée le 8 avril 1968 qui réunissait une poignée d'hommes, occupant des postes relativement importants dans leurs pays respectifs (un recteur d'université allemande, un directeur de l'OCDE, un vice-président d'Olivetti, un conseiller du gouvernement japonais...), et qui souhaitaient que la recherche s'empare du problème de l'évolution du monde pris dans sa globalité pour tenter de cerner les limites de la croissance.

Ce club est surtout connu pour le rapport demandé à une équipe de chercheurs du Massachussetts Institute of Technology (ou MIT) et rendu public en 1972 sous le nom plus connu de Rapport Meadows & al (du nom du directeur de l’équipe : Dennis Meadows). Il a été publié par la suite sous le titre The Limits to Growth chez Universe Books et traduit en français par le titre Halte à la croissance ?

Ce rapport se base sur des données scientifiques pour dénoncer le pillage que subit la planète en raison de sa surexploitation expliquée par le mode de consommation de la population notamment des pays développés. A l’époque de ce rapport, les chercheurs n’avaient pas été réellement pris au sérieux, jugés comme « catastrophistes ». En effet, si les tendances de croissance des pays développés restent inchangées, les limites de la croissance seront atteintes un jour ou l’autre dans les cent prochaines années en raison de la disparition des ressources naturelles sans lesquelles il est impossible de subvenir aux besoins de l’humanité. Cela se traduira par un « effondrement ». Ce terme n’est pas à entendre comme un synonyme de la fin du monde mais plutôt comme « la diminution brutale de la population accompagnée d'une dégradation significative des conditions de vie (baisse importante du produit industriel par tête, du quota alimentaire par tête, etc.) de la fraction survivante » d’après Jean-Marc Jancovici, auteur de la préface du livre publiant le rapport Meadows. Pourtant, en 1972, la situation n’était pas la même : consommateurs et industriels croyaient encore aux ressources infinies et illimitées de la planète, la population mondiale n’avait pas encore atteint le nombre de 4 milliards d’êtres humains, les pays qui n’étaient pas en voie de développement le sont aujourd’hui et utilisent énormément de métaux et autres minerais pour maintenir leur taux de croissance afin de pouvoir continuer leur développement. Les marchés des pays développés sont arrivés depuis des années à saturation. De peur de voir la consommation de la population reculer et ainsi affaiblir le taux de croissance, les fabricants ont mis en pratique l’obsolescence programmée, ce qui leur permet un travail en amont (l’extraction des ressources naturelles) et en aval (la vente des produits touchés par l’obsolescence programmée). Alors pourquoi changer ? Quand bien même le rapport Meadows ou même celui de la WWF qui annonce que, si la population mondiale vivait comme la population américaine, il faudrait quatre planètes pour régénérer les besoins annuels de l’humanité, il semble évident que l’obsolescence programmée satisfasse le plus grand nombre : les fabricants, les distributeurs, les vendeurs, les réparateurs après-vente voire même certains consommateurs qui y voient l’opportunité de changer régulièrement d’appareils électriques ou électroniques (pour ne citer que ceux-là)... »


Lydie TOLLEMER

Télécharger le mémoire de Lydie TOLLEMER « Obsolescence programmée » :

L'éducation

La contre-révolution conservatrice (de Thatcher, Reagan et consorts) a instauré un nouveau féodalisme que Jean Ziegler appelle « l'ordre cannibale du monde ».

Krishnamurti aurait certainement dénoncé cette effroyable régression de l'humanité, mais il décéda avant le grand cataclysme social des années 1990 qui suivit la chute du mur de Berlin et déchaîna l'hydre capitaliste.

L'argent roi s'accompagne de l'endoctrinement des populations et du retour du religieux. La docilité des nouveaux serfs est assurée par les médias qui répandent la pensée unique. Les enfants ne sont pas épargnés, ils sont soumis au conditionnement religieux et scolaire (le 29 avril 2013, François Hollande a franchi une étape de plus dans la dégradation de la société en décidant de faire inculquer la cupidité entrepreneuriale aux enfants dès la sixième).

L'éducation

Pour comprendre le sens de la vie, de ses conflits et de ses douleurs, il nous faut penser indépendamment de toute autorité, y compris celle des religions organisées. Mais si, dans notre désir d'aider l'enfant, nous plaçons devant lui des exemples impressionnants, nous n'éveillons en lui que la peur, l'imitation et différentes formes de superstitions.

Les personnes de tendance religieuse essayent d'imposer à leurs enfants les espoirs et les craintes qu'elles ont reçus de leurs propres parents ; et les personnes antireligieuses sont également désireuses d'influencer leurs enfants et de leur faire accepter leur façon particulière de penser. Nous voulons tous que nos enfants adoptent notre forme de culte et qu'ils prennent à cœur les idéologies que nous avons choisies. Il est si facile de s'embourber dans des images et des formulaires, inventés par nous-mêmes ou par d'autres ! C'est pourquoi il est nécessaire d'être toujours attentif et en éveil.

Ce que nous appelons religion n'est que croyance organisée, avec accompagnement de dogmes, de rituels, de mystères et de superstitions. Chaque religion a ses livres sacrés, ses médiateurs, ses prêtres et ses façons de menacer et de dominer. Nous avons, pour la plupart, été conditionnés en fonction de tout cela, et c'est ce que l'on appelle une éducation religieuse. Mais ce conditionnement dresse l'homme contre l'homme et engendre l'antagonisme, à la fois parmi les croyants et contre les autres appartenances. Bien que toutes les religions affirment rendre un culte à Dieu et proclament que nous devons nous aimer les uns les autres, elles instillent la peur, se servant de leurs doctrines basées sur la récompense et le châtiment. Et leurs dogmes rivaux perpétuent les suspicions et les luttes.

Dogmes, mystères, rituels : rien de tout cela ne conduit à une vie spirituelle. L'éducation religieuse, dans le vrai sens de ce mot, consiste à encourager l'individu à comprendre les rapports qu'il entretient avec ses semblables, avec les objets, avec la nature. Il n'y a pas d'existence sans relations ; et sans la connaissance de soi, toutes les relations, personnelles et collectives, sont des causes de conflits et de douleurs. Certes, il est impossible d'expliquer pleinement tout cela à l'enfant ; mais si l'éducateur et les parents saisissent profondément tout ce que comportent les relations humaines, ils pourront, par leur attitude, leur comportement et leur langage, faire comprendre à l'enfant, sans trop de mots et d'explications, ce qu'est une vie spirituelle.

Notre prétendue culture religieuse décourage l'interrogation et le doute, et pourtant ce n'est qu'en examinant le sens et la portée des valeurs que la société et la religion ont établies autour de nous que nous commençons à découvrir le vrai. La fonction de l'éducateur est d'être profondément conscient de ses propres pensées et de ses sentiments ; il peut ainsi abandonner les valeurs qui lui ont donné la sécurité et le réconfort, et aider les autres à prendre conscience d'eux-mêmes et à connaître leurs aspirations et leurs craintes.

C'est pendant la période de croissance qu'il faut veiller à empêcher les déformations. Et si nous, qui sommes plus âgés, avons assez d'entendement, nous pouvons aider les jeunes à s'affranchir des entraves que la société leur impose, ainsi que des obstacles qu'ils projettent au-devant d'eux-mêmes. Si les jeunes n'ont pas l'esprit et le cœur façonnés par des préconceptions religieuses et des préjugés, ils demeurent libres de découvrir, par la connaissance d'eux-mêmes, ce qui est au-dessus et au-delà d'eux-mêmes.

La vraie religion n'est pas un ensemble de croyances et de rituels, d'espérances et de craintes. Et si nous permettons à l'enfant de grandir sans ces influences gênantes, alors, peut-être, en mûrissant, commencera-t-il à s'enquérir de la nature de la réalité, de Dieu. Voilà pourquoi, en élevant l'enfant, il est nécessaire d'avoir une grande pénétration d'esprit.

La plupart des personnes qui ont une tendance à être religieuses parlent de Dieu et de l'immortalité, ne croient pas profondément à la liberté individuelle et à l'intégration. La vraie religion est pourtant la culture de la liberté dans la recherche de la vérité. Il ne peut pas y avoir de compromis avec la liberté. Pour l'individu, une liberté partielle n'est pas une liberté du tout. Un conditionnement, de quelque sorte qu'il soit, politique ou religieux, n'est pas la liberté et n'apportera jamais la paix.

La vraie religion n'est pas une forme de conditionnement. C'est un état de tranquillité en lequel est la réalité, Dieu. Mais cet état créatif ne peut entrer en existence que lorsqu'il y a connaissance de soi et liberté. La liberté engendre la vertu, et sans vertu il n'y a pas de tranquillité. L'esprit immobile n'est pas un esprit conditionné, il n'est pas discipliné ou entraîné à être immobile. L'immobilité ne survient que lorsque l'esprit comprend son propre processus, qui est le processus du moi.

Les religions organisées sont les pensées congelées des hommes, avec lesquelles ils construisent des temples et des églises. Elles sont devenues la consolation des timorés et l'opium de ceux qui sont dans la détresse. Mais Dieu, mais la vérité, est bien au-delà de la pensée et des sollicitations émotionnelles. Les parents et les éducateurs, qui découvrent et réalisent le processus psychologique de la peur et de la souffrance, devraient pouvoir aider les jeunes à observer et à comprendre leurs propres conflits et leurs épreuves.

Si nous, qui sommes plus âgés, pouvions aider les enfants, au fur et à mesure qu'ils grandissent, à penser clairement et sans passion, à aimer et à ne pas provoquer d'animosité, qu'y aurait-il de plus à faire ? Mais si nous nous sautons constamment à la gorge, si nous sommes incapables d'instaurer l'ordre et la paix dans le monde en nous changeant nous-mêmes profondément, quelle est la valeur des livres sacrés et des mythes des diverses religions ?

Krishnamurti, De l'éducation.

Vivre de lumière

Jakob Bosch, docteur en médecine et préfacier du livre de Michael Werner « Se nourrir de lumière », écrit :

« Avant même d'avoir atteint ses trente ans, Therese Neumann, née en 1898 à Konnersreuth en Allemagne du Sud, avait cessé de manger et de boire. Elle n'ingérait que « le huitième d'une petite hostie et chaque jour environ 3 ml d'eau [pour avaler l'hostie] » et renonça ainsi à la nourriture et aux liquides pendant 35 ans jusqu'à sa mort (en 1962). Comme en outre elle était stigmatisée, c'est-à-dire qu'elle portait sur son corps les plaies du Christ, elle fit bientôt sensation dans le public. »

A l'époque, le pouvoir se montra intraitable à l'égard des incrédules qui voyaient dans l'affaire de la stigmatisée de Konnersreuth une manipulation de l’Église. Le rédacteur de « l’Écho Rouge », journal communiste de Iéna, fit paraître un article intitulé : « Comment on trompe le peuple. » Il déclara que si on fait prendre des vessies pour des lanternes, c'est pour permettre à l’Église de faire une bonne affaire et de rétablir son crédit ébranlé. Cité, le 8 mai 1928, devant le tribunal des échevins d'Erfurt, et accusé d'avoir injurié l’Église catholique, il fut condamné à deux mois de prison. (Source : « Une stigmatisée : Thérèse Neumann », François Spirago, 1930.)

De nos jours, des gourous échafaudent des théories faussement spiritualistes et prétendument scientifiques qui séduisent les amateurs de pouvoirs paranormaux. Ainsi Michael Werner réduit le phénomène de l'inédie à ceci : « Au plan spirituel, cela résonne de manière très simple : ceux qui se nourrissent de lumière reçoivent leur nourriture directement de l'éther ».

La canalisation de l'éther (prana) sans réelle réalisation spirituelle doit nous inciter à la méfiance. En fait, il existe bien une méthode pour vivre sans manger. Mais sa mise en pratique exige l'acquisition d’un état contemplatif parfaitement stabilisé. Sans cette condition, le procédé des jeûneurs peut s’avérer inopérant et dangereux pour les plus obstinés. Quant aux personnes qui deviennent inédiques sans posséder cet état contemplatif, elles pourraient servir de canal aux seules énergies psychiques... de l'infra-monde, ajouterait René Guénon.

Le lama Bonpö Tsewang Rigzin enseignait l’art de se sustenter d’énergie subtile. Ses élèves apprenaient la technique respiratoire nommée « kumbhaka ». Mais par-dessus tout, ils maîtrisaient la contemplation de la nature de l’esprit. Contemplation que les adeptes de la Grande Perfection appellent « trekchö ». De plus, une préparation médicinale complétait l’ascèse. Sa forme la plus simple se limite à quelques grammes d’ARURA (Terminalia Chebula du genre des myrobolans), la panacée des tibétains. D’autres traditions tibétaines proposent des compositions médicinales complexes pour accompagner CHUNG LEN, l’ascèse alimentaire des yogis, des nangpa solitaires.

Attention, pour rester en bonne santé, il ne faut pas acheter des préparations médicinales portant la mention « Chung len » ! Les aigrefins ne reculent devant rien pour s’enrichir, leurs poudres de perlimpinpin sont souvent toxiques et coûtent beaucoup plus cher que l’ARURA naturel en vente sur les marchés villageois de l’Himalaya pour quelques centimes d'euro.

Jasmuheen, la prophétesse du respirianisme, ne commercialise pas la technique de chung len, mais son goût prononcé pour l’argent et le channelling devrait nous inciter à la prudence.


Le cannabis

« Les Bonzes, les Derviches, les Fakirs, les Kalenders, les Sannyasis, les Santons, les Aïssaouas et quantité de personnes appartenant dans l'Inde à tous les rangs de la société, se procurent à volonté des extases, des crises extatiques et mille visions en absorbant des pilules d'Esrar, dans lesquelles il n'entre guère que du haschisch... »

Ernest Bosc



« Si l'homme savait se servir des plantes, écrit Ernest Bosc dans son Traité théorique et pratique du haschisch, il n'aurait pas besoin d'avoir recours aux médecins, ni aux remèdes minéraux sauf dans des cas exceptionnels.

La plante a des vertus spéciales, elle a une vie propre, que l'homme croit connaître et qu'il ne connaît pas. Pour le vulgaire, la vie de la plante n'est qu'une vie végétale, végétative pourrions-nous dire ; pour le Penseur, la plante a aussi une vie animale, et c'est celle-ci qui lui donne sa puissance, ses qualités curatives ; car de même que l'homme, la plante a une constitution septénaire, si on l'étudie à des points de vue divers; elle comporte en effet :

1° Une matière ou substance, une eau végétative, au moyen de laquelle se meuvent sept forces en action ; ce que Paracelse a dénommé les Derses ou exhalaisons de la terre et à l'aide desquelles croit la plante ;

2° Une forme en laquelle gît le principe actif végétatif ;

3° Une âme qui comporte, l'air sensitif, c'est-à-dire qui réunit la matière et la forme ; c'est le Clissus de Paracelse, la semence corporifiée (la force vitale, Prana des Hindous) ;

4° Une matière, qui renferme les germes de reproduction ;

5° Le corps astral de la plante : le mixte organisé, le Leffas de Paracelse. Celui-ci combiné avec la force vitale de la plante constitue l'Ens primum qui possède d'après le grand Alchimiste des vertus curatives très importantes; c'est ce même Leffas, qui est le sujet de la Palingénesie, qui consiste à faire revivre le fantôme de la plante, ou bien encore à faire revivre la plante (corps et âme) ou enfin à la créer avec des matériaux empruntés au règne minéral (aux cendres de la plante);

6° La physiologie de la plante qui s'exerce depuis ses radicelles les plus tenues et qui atteint jusqu'à sa tète son sommet ;

7° Une essence universelle qui lui fournit tous ses modes de transformation : accroissement, formation, putréfaction, coagulation, etc., etc. »

La pénalisation du cannabis profite aux réseaux criminels, empêche l'utilisation à bon escient de cette plante et favorise des abus que Bosc dénonçait en 1904 en ces termes :

« Il serait bien inutile, pensons-nous, d'essayer de cacher un fait de toute évidence : c'est que notre belle civilisation est en voie de complète décadence.

Bien des actes démontrent cette vérité, mais ce qui la prouve très clairement, c'est la foule de détraqués, de névrosés, de névropathes, qui recherche des plaisirs excentriques et des jouissances anormales, presque inconnues avant le temps présent.

Aussi nos dégoûtés de la vie, nos petits crevés et leurs charmantes crevettes devaient user et abuser des substances stupéfiantes ; c'était écrit, c'était fatal.

Ils devaient goûter à la coupe dangereuse des narcotiques, à ces narcotiques au goût âcre, à la saveur vireuse, afin de passer par des états de nervosisme tout à fait inconnus, tout à fait surnaturels. hyper-physiques.

De là l'usage et bientôt l'abus de la morphine, de l'éther, de l'eau de Cologne, du chloral, de la cocaïne et autres produits analogues fort nombreux dans notre Occident. Mais il semblait que ces névrosés ne devaient point connaître le haschisch et l'opium ; c'étaient là des produits orientaux presque inconnus chez nous il y a seulement vingt-cinq ou trente ans ; et aujourd'hui le nombre de personnes qui abusent de ces substances est très considérable.

Combien de brillantes intelligences ont sombré dans des maisons d'aliénés, rien que par l'abus de ces substances stupéfiantes, qui donnent à notre cerveau surexcitation et douce ivresse, mais arrivent insensiblement à paralyser cet organe !

Et ce ne sont pas ceux qui sont aux prises avec les difficultés de la vie qui usent de ces excitateurs psychiques pour oublier leurs maux, mais bien ceux qui, nés sous une bonne étoile, ont été gâtés par quelque bonne fée et n'ont jamais rien eu à désirer. C'est pour cela que, blasés en toute chose et sur toute chose, ces assoiffés de plaisir se sont crus malheureux parce qu'ils rêvaient encore et toujours davantage. Ces insatiables de bonheur, ces repus de fortune et de biens ont, dans leur imagination déréglée, cherché de plus grandes jouissances, et ils y sont arrivés en empruntant à l'Orient ses drogues si subtiles, mais si dangereuses, drogues qui donnent à l'homme des illusions si fécondes que, dès que le névropathe a goûté à ces plaisirs factices, il ne saurait jamais plus s'en passer.

De l'usage à l'abus, il n'y a guère qu'un tout petit pas, et c'est ce pas, que nous voudrions empêcher nos contemporains de franchir, si c'est... possible.

Nous ne voulons pas pour cela nous poser en moraliste et sermonner nos lecteurs ; oh ! Nullement ! Nous estimons, en effet, qu'il est impossible d'enrayer les violentes passions humaines. Nous laissons donc à l'homme la liberté d'user des stupéfiants, mais nous lui donnerons des recettes et des conseils pratiques pour lui permettre de satisfaire sa passion favorite, sans danger pour sa santé.

C'est là rendre un mauvais service, dira quelque censeur, et le procédé, ajoutera-t-il peut-être, sent quelque peu son Tartufe de vouloir « donner de l'amour sans scandale, et du plaisir sans peur ».

Nous ne saurions trop protester contre une pareille affirmation, et nous espérons bien qu'un grand nombre de lecteurs nous saura gré de lui donner des conseils utiles pour empêcher de faire dériver un plaisir inoffensif en une passion dangereuse, malsaine et funeste.

Et puis, l'homme n'a pas été créé pour répéter à chaque instant : « Frère, il faut mourir ! » peut donc se permettre quelques plaisirs licites et parfois — un peu illicites : seulement il ne doit pas y goûter trop souvent, il ne doit pas en abuser. »

Ernest Bosc, Traité théorique et pratique du haschisch.

Le troisième sexe en Inde

National Hijra Habba

New Delhi, le 2 Juin 2012, des membres des communautés transgenres et hijra de toute l'Inde ont rencontré des représentants du gouvernement, des organismes donateurs et de la société civile.

Cette consultation nationale a permis d'examiner les efforts visant à atteindre l'égalité pour les transsexuels et les hijras et attire l'attention sur les défis importants auxquels font face ces communautés. La journée comprenait des discours, des échanges d'expériences et des  spectacles. Des discussions approfondies ont eu lieu sur des questions comme les droits sociaux, le statut juridique, la violence, le VIH / sida, les vulnérabilités économiques et la féminisation.


Tritiya Prakriti

Les gens du troisième sexe (Tritiya Prakriti) sont de deux sortes ; selon qu'ils sont d'apparence féminine ou d'aspect masculin.

Le troisième sexe est aussi appelé neutre (Napunsaka). Ceux d'apparence féminine ont des seins, etc., ceux d'aspect masculin des moustaches, des poils sur le corps, etc. Le coït buccal qu'ils pratiquent l'un et l'autre fait partie de leur nature.

Les prostitués du troisième sexe sont appelés gitons (Hijra)...

Ces lignes sont extraites du Kâma Sûtra, le célèbre livre de Vâtsyâyana consacré à l'amour, la sexualité et au plaisir.

« Le puritanisme, la religiosité et le faux mysticisme qui sévissent dans l'Inde moderne n'existent pas dans la société décrite par Vâtsyâyana et ses prédécesseurs. […]

La première formulation du Kama Shâstra, les règles de l'amour, est attribuée à Nandi, le compagnon de Shiva.

C'est au VIIIe siècle av. J.-C. que Shvetaketu, fils d'Uddalaki, entreprit de résumer l'ouvrage de Nandi. Nous en connaissons la date car Uddalaka et Shvetaketu sont les protagonistes de la Brihat Arânyaka Upanishad et de la Chhandogya Upanishad qui sont généralement datées de cette époque et qui contiennent d'importants passages liés à la science érotique.

Un lettré appelé Babhru, avec ses fils ou disciples, appelés les Bâbhravya, ont repris, cette fois par écrit, dans un important ouvrage, l’œuvre trop vaste de Shvetaketu. Ils étaient originaires du Panchâla, une région située entre le Gange et la Yamuna, au sud de l'actuelle Delhi, mais résidaient probablement dans la cité de Pataliputra, le grand centre où régnait Chandragupta qui s'opposa à l'invasion d'Alexandre au IVe siècle av. J.-C. et qui fut le siège de l'empire d'Ashoka un siècle plus tard.

C'est entre le IIIe et le Ier siècle avant notre ère que divers auteurs reprennent chacun une partie de l’œuvre des Bâbhravya dans différents traités. Ces auteurs sont appelés Chârâyana, Suvarnanâbha, Ghotakamukha, Gonardîya, Gonikâputra et surtout Dattaka qui, avec l'aide d'une célèbre courtisane de Pataliputra, composa un ouvrage sur les courtisanes que Vâtsyâyana reproduit presque intégralement.

Le texte de Suvarnanâbha doit dater du Ier siècle av. J.-C. car il cite un roi de Kuntala (au sud de Pataliputra) nommé Shatakarni Shatavâhana qui régnait à cette époque et qui tua sa femme par accident, au cours de pratiques sadiques.

Par ailleurs, Yashodhara, au début de son commentaire, attribue l'origine de la science érotique à Mallanâga "le prophète des Asura" (les anciens dieux), c'est-à-dire à des âges préhistoriques. Nandi, le compagnon de Shiva, l'aurait donc transcrit pour l'humanité actuelle. L'attribution du prénom de Mallanâga à Vâtsyâyana provient éventuellement d'une confusion entre son rôle de rédacteur du Kâma Sûtra et le créateur mythique de la science érotique. »

Alain Daniélou, Kâma Sûtra.

Le tabac

Nous le savons, du détroit de Behring à la Terre de Feu, les Indiens considéraient le tabac comme l'une des plus importantes parmi les plantes médicinales et magiques, et certains d'entre eux s'en servaient comme d'un véhicule pour l'extase. Nous savons aussi que partout et toujours, à peu près sans exception, aux temps préhistoriques et dans les époques historiques plus récentes, son usage était uniquement rituel. La désacralisation qui affecte, de façon croissante, l'usage du tabac parmi les Indiens est un effet de l'influence européenne (l'Europe découvrait le tabac en découvrant l'Amérique avec Colomb). Néanmoins, certaines significations rituelles restent attachées au tabac du lieu : beaucoup de tribus réservent à un emploi rituel ou cérémonielle tabac qu'elles cultivent, ou collectent dans le milieu naturel, tandis que l'on fume librement le tabac de l'homme blanc, ou "tabac de Virginie ", un hybride local du Nicotiana tabacum.

On a de tout temps consommé le tabac de multiples façons; l'acte de le fumer (en cigarettes, en cigares, ou en pipes) est la plus répandue. Il faut y voir le reflet des nombreuses connotations ésotériques de la fumée du tabac dans les rites chamaniques, en particulier dans les rituels de guérison. Zerries souligne que "le pouvoir du chaman est souvent lié à son souffle ou à la fumée du tabac, l'un et l'autre possèdent les vertus purificatives et revigorantes qui jouent un rôle si important dans les rituels de guérison, et dans d'autres pratiques magiques"·

Outre celle de la fumée, la plus connue, les techniques consistent à priser le tabac, le boire, le chiquer, le manger, le sucer et le lécher. Il y a diverses façons de fumer; et donc, différentes significations attachées à l'acte. Le chaman peut expirer la fumée (pour guérir le malade ou nourrir les êtres surnaturels) ou l'avaler (la" manger») en énormes quantités en vue d'induire un état de transe. Par exemple, dans son rituel de guérison, le chaman des Indiens tenetehana, du Brésil, dansera et chantera en agitant ses maracas, s'arrêtant :

... de temps à autre, pour tirer de longues bouffées d'un gros cigare de tabac local roulé dans de l'écorce de tawari. Combinée au rythme du chant et au mouvement de la danse, la fumée l'intoxique bientôt. Cette opération est l'"appel" de l'esprit. L'esprit ne répond qu'à ses chants spécifiques et le chaman n'est prêt à le recevoir qu'après avoir ingurgité de grandes quantités de fumée de tabac ( …) Alors "l'esprit est fort" et le chaman perd conscience. (Wagley et Galvaô, 1949.)

Comme la fumée, la prise peut être inhalée, en vue d'agir sur le psychisme, ou bien exhalée, suivant les besoins et l'effet recherché. Ainsi les chamans tanaca dans les basses terres de Bolivie soufflent dans l'air de la poudre de tabac, en vue de repousser les êtres surnaturels maléfiques qui menacent un patient ou la communauté tout entière.

Parfois l'on se sert du tabac en le combinant à de véritables plantes hallucinogènes telles que le datura, le yagé (Banisteriopsis caapi), ou des cactus psychédéliques. Souvent le tabac joue un rôle essentiel et sacré comme agent de purification, comme épreuve et comme stimulant, au cours de la longue formation initiatique que reçoivent les apprentis chamans. C'est particulièrement le cas des Indiens caraïbes et d'autres groupes indigènes dans les basses terres du nord de l'Amérique latine. Des ethnographes aussi éminents que Theodor Koch-Griinberg nous ont laissé des relations de première main sur ces épreuves initiatiques. Les jeunes chamans indiens sont privés de nourriture normale pendant de longues périodes, au cours desquelles ils maigrissent jusqu'à ressembler à des squelettes (en bien des régions d'Asie et d'Amérique la mort rituelle et la squelettisation sont des éléments majeurs de l'initiation chamanique). En lieu et place de nourriture, on leur fait absorber de grosses quantités de tabac liquide, par voix nasale et buccale, pour induire une transe narcotique. C'est alors que l'apprenti fait sa première montée au ciel pour rencontrer face à face les esprits de l'Autre Monde. Ensuite il commence à utiliser aussi bien d'autres plantes psychédéliques, en particulier le yagé, dans lequel, dit un chaman à Koch-Griinberg, "réside le chaman, réside le jaguar"· Cette identification conceptuelle du chaman au jaguar est commune à toute l'Amérique du Sud et centrale, elle est souvent réalisée à travers l'usage d'hallucinogènes ou de substances psychédéliques. 

Johannes Wilbert, La Chair des dieux, l'usage rituel des plantes psychédéliques, ouvrage dirigé par Peter Furst.

John Todd & les nouveaux alchimistes

Dans le documentaire Visionnaires planétaires, "le jeune éco-militant québécois Mikael Rioux, rencontre le vieux sage mythique Christian de Laet, le charismatique président de la plus grande ONG de développement alternatif au monde, l'Indien Ashok Khosla, le brillant oncologue devenu gourou du développement durable, le Suédois Karl-Henrik Robèrt. C'est aussi la chance de voir les projets du designer écologique John Todd, nommé par le MIT comme un des 35 plus grands inventeurs du 21ème siècle ; d'entendre sa compagne Nancy Jack Todd nous raconter les débuts de leur mouvement d'avant-garde, Les nouveaux alchimistes. C'est également un voyage au cœur de la capitale mondiale de la finance, Zurich, avec l'économiste-humaniste Peter Koenig; un dialogue avec Marilyn Melhman, force tranquille du mouvement Global Action Plan. Et un tête-à-tête avec la grande dame du Kenya, Wangari Maathai, Prix Nobel de la paix et fondatrice du Green Belt Movement".

Les nouveaux alchimistes 

« Il s'agit, dit John Todd, de trouver de nouvelles façons de vivre en remplaçant les machines dévoreuses d'énergie et les objets sophistiqués dont la société industrielle nous encombre par des processus d'inspiration naturelle. De telles technologies "douces" permettront le développement d'un type entièrement nouveau de société que j'appelle "implosive", en ce sens qu'elle vise un élargissement de l'être humain. Cela s'oppose diamétralement à la croissance purement matérielle de cette société explosive qui se contente de l'avoir. 


Je vois un monde qui ne ressemble pas à celui où nous vivons aujourd'hui, un monde où des systèmes de style biologique, conçus dans une harmonieuse globalité par l'intelligence humaine, contrôlés par des micro-calculateurs, alimentés par des sources d'énergie indéfiniment renouvelable, fourniront ce qu'il faut pour réussir une vie bien remplie parce que créative. Ce genre d'alternative implique une totale transformation de la société actuelle. De l'exploitation autoritaire des ressources et de la possession égoïste d'objets, il faudra se tourner vers la symbiose avec la Nature et les activités de l'intelligence et de la connaissance. Cela implique un nouveau paradigme, réalisant la synthèse des savoirs et de la philosophie. Il existe d'ailleurs, dans l'Histoire, des modèles de ce paradigme. Je citerai juste l'hermétisme et le taoïsme. »

Au cours d'un voyage aux États-Unis, Lucien Gérardin a visité l'« Arche alchimique » de John Todd.

« L'Institut pour une nouvelle alchimie, dit Lucien Gérardin, n'est pas une communauté fermée de contemplatifs assis en rond aux pieds d'un gourou. Quand on explore de nouveaux modes de vie, on se doit de partir d'une nécessité de base : produire la nourriture matérielle du groupe. Comme le dit John Todd, il faut alors garder présente à l'esprit l'exigence de pouvoir passer ultérieurement à une plus grande échelle. La plus petite échelle est cette taille critique qui s'avère nécessaire à un groupe humain pour fonctionner sous la forme d'une micro-société autogérée, d'une authentique communauté réellement vivante parce que autonome et non parasitaire.

Les grandes organisations actuelles se montrent de plus en plus fragiles. Elles sont presque toujours un peu en panne, car leur solidité n'est que celle de leurs maillons les plus faibles.

On a vu comment se détériore d'une double façon la balance fondamentale entre la production de nourriture et l'énergie consommée pour cela. La seule issue est à la fois de produire beaucoup plus que l'agriculture traditionnelle, tout en n'utilisant comme énergie de base que celle indéfiniment renouvelable du soleil, à l'exclusion de toute énergie fossile.

En quelques mots, il s'agit d'un système très intégré fonctionnant en totale autonomie, d'une « arche » véritable, et c'est effectivement le nom que lui donnent les « nouveaux alchimistes ». Le soleil fournit l'énergie pour la photosynthèse et le chauffage de serres et de dômes où circule lentement une sorte de rivière artificielle. Un moulin à vent pompe l'eau pour la remonter vers le sommet de l'Arche. L'énergie naturelle se trouve utilisée au mieux, car elle est démultipliée par l'intelligence de l'homme. On se trouve bien à l'opposé de la philosophie industrielle actuelle, qui exige que l'on remplace de façon toujours plus dévorante le travail et l'intelligence par du capital et des machines. »

Lanza Del Vasto : la violence, la colère et le monde.

La violence

La violence des voleurs, des assassins, des violeurs de femmes, ce n'est pas du tout celle-là qui nous intéresse et que nous combattons. La violence, ce n'est pas des coups de poing ou des coups de pied, ni même des coups de mitraillette. C'est tout ce qui dérange l'ordre harmonieux des choses en commençant par le viol de la vérité, le viol de la justice, le viol de la confiance d'autrui. Je dirai que ce qui nous inquiète le plus, c'est la violence légitimée, celle qui est couverte par les lois, qui est préméditée et systématique.

L'agressivité

Je considère que l'agressivité est tout à fait nécessaire, mais qu'elle a besoin, comme l'amour, d'être convertie. Je dirai que la conversion de la colère, c'est la non-violence ; sans colère, il n'y a pas de non-violence. L'agressivité est indispensable à la conservation de la vie, c'est à partir d'une indignation que le non-violent commence à vivre.

Le monde moderne

Je le condamne parce que je ne le crois pas libérateur. C'est au contraire tout un monde d'esclavage, et puis c'est un monde qui épuise la planète entière. Il produit, sans doute, mais c'est surtout une pompe. La prospérité, vous l'admirez, mais les neuf dixièmes de la production mondiale passent dans quelques pays. Je ne crois pas que ce soit juste ni bon. Si nous essayons de mettre tout le monde à ce rythme, il croulera sous l'abondance de la camelote. L'ambition du tiers monde est de participer à cette aventure de la modernité, mais c'est justement l'un des maux contre lesquels Gandhi a lutté. Je crois que l'ambition légitime de tous les hommes, c'est de vivre d'une vie épanouie, et il n'y a pas besoin d'avoir une telle abondance de moyens pour le faire. Je crois que, par la surabondance des moyens et l'oubli des fins, on oublie les « pourquoi ». A quoi sert la richesse ? A quoi servent la vitesse, la puissance ? Est-ce que ça sert à vivre ? En a-t-on besoin ?

Propos tenus par Lanza Del Vasto le 8 février 1975 à « L'invité de l'autre monde », émission de la deuxième chaîne de télévision.

Les yourtes seront-elles interdites ?

« Les trois familles habitant en yourtes depuis 2007, à Bussière-Boffy, en Haute-Vienne, ont été condamnées par la Cour d'appel de Limoges du 14 juin 2013, à la démolition de leurs habitats d'ici trois mois, avec une astreinte de 75 € par jour et par yourte, et une amende totale de 4 340 €.

Face à l'indignation générale, les familles condamnées ont décidé de se pourvoir en cassation afin de faire reconnaître leurs droits ainsi que la légitimité de cet habitat écologique et sa fonction sociale, notamment en zone rurale. Ce pourvoi suspend l'application des peines. »


Vivre en yourte : un choix de liberté
Sylvie Barbe

Il était une fois une femme rêvant de liberté, qui décida de tout quitter pour vivre simplement sous une tente fabriquée de ses mains. 

Pionnière des yourtes, elle s'installe dans les années 1990 dans les Cévennes. Défricheuse d'un mode de vie sobre et autonome, elle fait rapidement des émules, mais se heurte à des obstacles : elle dévoile ici ses déboires au camp de yourtes, aux prises avec les spéculateurs, les potentats locaux, le voisinage, l'intolérance, et affirme son bonheur d'avoir réussi à incarner son rêve d'intégrité et de cohérence. Elle rend hommage aux humbles en démontrant comment la yourte peut sauver du désespoir et restaurer la dignité.

Hymne écoféministe à la simplicité volontaire, ce témoignage d une femme rebelle à l'ordre dominant défend le droit à l'auto-construction, à l'auto-subsistance, aux énergies autonomes et renouvelables, le respect de la nature, la non-coopération au consumérisme, la non-violence, la poésie, le droit à la colère, le devoir d'alerte... C'est ainsi qu'un chemin vers l'éveil est tracé.

Vivre sans argent

Heidemarie Schwermer a fait le choix de vivre sans argent. Impossible voire impensable, direz-vous ! Et pourtant, cette expérience, qui ne devait au départ durer qu’un an, s’est prolongée. A tel point que son initiatrice n’envisage plus de vivre autrement.

Les prémisses de cette idée un peu folle remontent aux années 1990. Après un divorce douloureux, Heidemarie, ancienne institutrice, s’installe avec ses deux enfants à Dortmund dans le nord-ouest de l’Allemagne, où elle ouvre un cabinet de psychologue. Les chocs pétroliers ont frappé de plein fouet la région très industrielle de la Ruhr, précipitant de nombreuses personnes dans la pauvreté. Un constat qui choque Heidemarie, convaincue qu’il ne s’agit pas fondamentalement d’un manque de ressources, mais de leur mauvaise répartition. Quelle absurdité, se dit-elle, que certains ne sachent plus quoi faire de leur argent quand d’autres meurent de faim !

Alors que d’aucuns se seraient contentés d’un apitoiement de circonstances, cette femme énergique refuse de se résigner à cette situation de fait, persuadée que les petits gestes de chacun comptent. Elle monte un projet appelé « Gib und Nimm », en français « Donne et prend », opérationnel en 1994 à Dortmund : tout simplement un système de troc, où les gens échangent biens, services et compétences, sans aucun recours à de l’argent.

Le succès est au rendez-vous, mais pas comme elle l’espérait : ce ne sont pas les sans-abris qui se pressent aux portes des points de rencontre « Gib und Nimm », mais les chômeurs, les retraités ou encore les étudiants… Conséquence inattendue de l’aventure « Gib und Nimm », Heidemarie se rend bientôt compte qu’elle n’a pas besoin de beaucoup pour vivre, et certainement pas de tout ce qu’elle possède. Germe alors une idée folle, ne pas dépenser un seul sou pendant un an.

Arrive le joli mois de mai 1996, sa décision est prise. Elle donne ses biens à des amis et des connaissances, ferme son compte bancaire, résilie ses assurances, et vend sa maison. Mais hors de question de vivre dans la rue ! Elle tire parti de son réseau de troqueurs passionnés qui lui confient la garde de leur maison en leur absence contre de menus services. Elle récupère les invendus des supermarchés bios de Dortmund et s’habille avec des vêtements qu’elle a troqué au marché aux puces. Elle se refuse même à aller chez le médecin. Quant à sa retraite mensuelle de 700 euros, elle la donne à des proches qui en ont besoin. De même pour les droits d’auteur de « Vivre sans argent », le livre traduit dans cinq langues qu’elle a tiré de son expérience : la coquette somme a été reversée en coupures de cinq marks à des passants chanceux. Ses effets personnels se résument au contenu d’une petite valise. Plus 200 euros en cas d’urgence.

D’abord tenaillée par l’angoisse du réfrigérateur désespérément vide, elle finit par apprécier de ne pas savoir de quoi demain sera fait. Au point d’adopter définitivement ce nouveau mode de vie, auquel elle ne renoncerait pour rien au monde. Heidemarie Schwermer partage son temps entre les services qu’elle rend pour assurer son quotidien, l’écriture de son troisième ouvrage, et de nombreuses conférences. « Living without the money », le documentaire tiré de son expérience n’a pas encore été diffusé en France, mais connaît déjà un franc succès dans le monde entier.

On lui demande souvent si elle n’a pas subi de traumatisme dans son enfance qui permettrait d’expliquer ce dessein irraisonné. Aucun, répond cette native de Dantzig, à l’époque enclave allemande en terre polonaise, si ce n’est la fuite vers l’ouest devant l’avancée des soldats soviétiques à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Arrivée en Allemagne, la famille démunie fait l’objet de moqueries, une prise de conscience brutale pour la petite fille qu’elle était à l’époque, du pouvoir de l’argent sur le jugement des hommes.

A ceux qui la traitent de folle, elle répond que « l’argent nous détourne de l’essentiel » et que l’abandonner lui a apporté « une qualité de vie, une richesse intérieure et la liberté . » Une démarche qu’elle souhaite pousser encore plus loin, en prônant désormais le partage totalement désintéressé, plutôt que le troc.

Provocatrice ou prophète en avance sur son temps, le débat reste ouvert. Bien entourée et peut-être chanceuse au fond, Heidemarie Schwermer a prouvé qu’il était possible de vivre sans argent pendant quinze ans dans un pays où le troc, la récup et le système D font partie intégrante de la culture. Pas sûr qu’elle fasse des émules, et par ailleurs ce n’est pas tant son but que « de faire réfléchir les gens sur leur façon de vivre et leur relation aux autres. » Un pari réussi !

Source :
http://www.durable.com/actualite/article_vivre-sans-argent-l-incroyable-pari-d-heidemarie-schwermer_1607

Pai Sha, la strike therapy

La méthode de santé Pai Sha consiste à frapper rythmiquement le corps avec une sorte d'instrument constitué de baguettes de bambou ou de fer.

Il est généralement admis que ce type de traitement a été développé par Hua Tuo durant la dynastie des Han de l'Est. Mais les bouddhistes affirment que cette thérapie a été enseignée par le patriarche du Chan (Zen) Bodhidharma pendant la dynastie des Wei du Nord.

Jeûner est bon pour la santé et la paix

Le pape François a demandé que le samedi 7 Septembre 2013 soit une journée de jeûne et de prière pour la Paix en Syrie, au Moyen Orient et dans le monde. Il a aussi dénoncé les "guerres commerciales pour vendre des armes" et "la prolifération" de celles-ci, appelant les responsables à "une juste solution au conflit fratricide".

Miracle, quelques jours plus tard, le spectre de la guerre s'éloigne grâce à la Russie qui propose de placer l'arsenal chimique du régime syrien sous contrôle international.

Dès le 8 septembre, des langues se sont déliées. Par exemple, Xavier Guilhou (expert en géostratégie, entre autres) a dit : « Obama est pris en otage par les lobbies, notamment le complexe militaro-industriel dont on méconnaît la puissance et le poids en France et en Europe et aussi de certains circuits. Circuits israéliens et autres qui n'ont pas eu leur guerre en Iran... »

Alain Chouet, officier de renseignement français, reconnaît qu'il ne peut exclure l'utilisation d'armes chimiques par les rebelles et les mercenaires salafo-wahhabites.

Quant à François Hollande, sa vassalité à l'égard de l'empire fait de lui le chancre nauséabond d'un système corrompu par l'argent.


Alain Chouet et Xavier Guilhou s'exprimaient dans l'émission « 3D, le journal » (France inter) :

Sunday, June 06, 2010

Nouveau Féodalisme Mondial


Après avoir spolié les peuples autochtones de leurs terres, les promoteurs au service du milliardaire indien Ajit Gulabchand construisent Lavasa City, une nouvelle ville réservée aux riches.

Une soldatesque privée y assure l’ordre sous la direction du manager américain de « Lavasa Corporation » qui fait office de bourgmestre d’opérette. Les forces de « Lavasa Corp » n’ignorent pas que la guérilla naxalite s’étend maintenant aux zones industrielles de Delhi, de Mumbai, de Raipur, de Pune. Des nantis, désireux de fuir les mégalopoles indiennes, notamment Pune située à quelques kilomètres de Lavasa, investissent dans la cité du seigneur Ajit Gulabchand.


Lavasa City est le modèle de la ville protégée pour nantis. Quant aux pauvres, leur sort indiffère les riches comme le démontre cette histoire rapportée par Martin Hirsch, l'ancien « haut-Commissaire » de Nicolas Sarkozy.

Ca se passe dans le train : un aller-retour Paris St Etienne, que Martin Hirsch, avant son entrée au gouvernement, effectue avec un « grand industriel » français (il ne donne pas le nom).

Martin Hirsch, pendant le trajet lui explique qu'il est en train de monter son Agence des nouvelles solidarités actives, et qu'il est a recherche d'argent. Notamment privé : les donations d'entreprises ou de riches particuliers sont les bienvenues, lui dit-il. Le grand patron l'écoute. Lui dit tout son intérêt pour son initiative, mais ne propose à aucun moment, de faire un don. Alors qu'un récent classement affirme qu'il gagne, quelque chose comme 7 millions d'euros, par an !

Dans le train du retour, Martin Hirsch repart à la charge, en se demandant à haute voix pourquoi les riches en France donnent si peu aux Associations caritatives. Réponse sidérante du grand patron du CAC40 :

« Cher ami, c'est parce les biens que les riches convoitent coûtent cher, et augmentent encore plus vite que leur salaire: les ventes à Drouot (lui dit-il), les montres de collection, l'immobilier. Les biens qui intéressent les gens fortunés connaissent, vous savez, une forte inflation! »

Martin Hirsch s'étouffe. Par la suite, toutes ses sollicitations, auprès de ce grand patron (notamment après l'instauration du bouclier fiscal), pour financer de "grandes causes" resteront lettre-morte. Pour l'ancien patron d'Emmaüs, cette anecdote confirme 2 choses: d'abord, il existe bien une spécificité française: les riches Français donnent moins que les pauvres Français ! Et les statistiques confirment ce qu'il a pu constaté, lui, sur le terrain: il arrive, dans les Associations, toujours plus de petits chèques de petites gens que de gros chèques de gros donateurs ! L'autre conclusion que tire Martin Hirsch de cet aller-retour Paris-St Etienne, c'est que la question des grosses rémunérations, en France, n'est pas qu'anecdotique. Ce n'est pas qu'une série de scandales isolés ; l'addition de cas particuliers. La répartition de la richesse, en France, est un problème, écrit-il: ces 20 dernières années, 10% des Français les plus riches se sont accaparés les 3 quarts des richesses produites: il faut remédier à ça. Pour définitivement marquer les esprits, Hirsch rappelle que le milliard d'euros que BNP-Paribas verse, cette année, à ses traders, c'est quasiment le coût de son RSA !


Illustration : Lavasa City

Sunday, October 11, 2009

La grippe A selon Dany


L’équerre et le compas représentent la lettre A du mystérieux "Architecte de l’Univers" auquel sont soumis les initiés des loges.


Le bon sens populaire a décelé les anomalies de la mondialisation. Il dénonce la mainmise de l’oligarchie insatiable sur les richesses de la planète. Cette oligarchie cherche à contrôler les populations. Elle œuvre à un plan qui évoque "Le meilleur des mondes" de Huxley, selon les moins pessimistes. D’autres analystes songent à l’existence d’une véritable solution finale que l’éco-fascisme, obnubilé par la surpopulation, ne désavouerait pas. Quoi qu’il en soit, les prédateurs qui dirigent la planète sont méprisables. Leur ordre inique doit s’écrouler.


La grippe du cochon, le début du chaos, le Tamiflu, sans oublier Kouchner et les yogourts, ont inspiré une chanson à Dany Moreau :



Pour en savoir plus sur la grippe A :

Jane Bürgermeister a perdu son emploi après avoir dénoncé la planification du plus grand génocide de tous les temps. Devant l’imminence de ce crime, elle a intenté, sans succès, plusieurs procédures contre des sociétés pharmaceutiques, des responsables politiques et des banquiers.
http://bouddhanar.blogspot.com/2009/09/la-voix-de-jane.html

Eva, journaliste résistante, a reçu un mail d'une jeune femme travaillant aux laboratoires Pierre Fabre :

« Comme vous le savez, je vois des médecins à longueur de journées...
Et ils sont tous d'accord pour refuser le vaccin contre la grippe A. Hier soir encore ils étaient en réunion avec un pneumologue et ils s'accordent tous à dire qu'il ne faut pas se faire vacciner ! Le vaccin est un vaccin "vivant", et pour le booster un peu, les labos ont mis du mercure à fortes doses. Il n'y a aucun recul sur les effets secondaires et indésirables à long et moyen terme de ce produit. Les labos ont même signé avec le gouvernement français une "décharge" qui les couvrent totalement en cas de complications dues aux injections de ce vaccin. L'Etat ayant fait une grosse commande de ces vaccins, il faut maintenant les écouler... (ça ne vous rappelle rien ?).
Les labos ont précisé qu'ils n'ont pas eu le temps de faire les études cliniques normalement obligatoires avant de mettre un médicament sur le marché, "mais il faut agir vite".
http://r-sistons.over-blog.com/


Le 11 Septembre

Le Jean-Marie Bigard personnifie le bon sens populaire. Ses vidéos, concernant la version officielle du 11 septembre, expriment le scepticisme de millions de personnes :
http://www.bigard.com/index.php?option=com_content&task=view&id=80&Itemid=82